Les techniques d’isolation des combles habitables

Pour gagner de l’espace dans la maison, on peut très bien aménager les combles pour les transformer en chambres ou en pièces supplémentaires. Il est important de les isoler de manière à ce qu’ils deviennent habitables. Pour ce faire, ci-après quelques techniques à connaitre.

Les étapes préliminaires

 

Avant de commencer l’isolation des combles aménageables, il faut faire une étude préalable en tenant compte de leur configuration. Cela facilite le choix de la technique. Il est alors nécessaire de vérifier la surface du plafond, le taux d’humidité, le système de ventilation et l’architecture. En cas d’anomalie, on doit effectuer des réparations pour assurer la qualité de l’isolation. Lorsque tout est conforme aux normes, on peut entamer les travaux.

Les fermettes

 

Il s’agit d’une technique qui consiste à placer les isolants dans la partie vide qui sépare les chevrons. C’est pourquoi on l’appelle également isolation entre chevrons. Pour les fermettes, on peut utiliser des panneaux en laine minérale plus ou moins rigide qui ne laissent pas passer la vapeur, des matelas souples à languettes (en laine de roche avec un pare-vapeur comme revêtement), des couches de mousses synthétiques ou des isolants ordinaires. Avec les premiers, il est nécessaire de poser une couverture sur les lattes ainsi que les contre-lattes et la sous-toiture étant donné qu’ils ne peuvent pas assurer, à eux seuls, l’isolation des combles. Il faut également prévoir un vide technique et une finition intérieure. Avec les autres matériaux, il n’y a pas de travaux supplémentaires à réaliser.

Pour installer ces isolants, il faut commencer par la fabrication des charpentes puis continuer avec l’installation de la sous toiture avec les contre-lattes, les voliges et la couverture. Une fois ces ouvrages terminés, on peut placer le pare-vapeur et les isolants. Attention, la largeur des panneaux doit dépasser celle de la surface à isoler de 10 à 20 mm.

L’isolation bicouche

 

C’est la méthode la plus efficace si on veut éviter la déperdition de chaleur dans les combles. Elle comporte deux étapes dont la première consiste à intégrer les isolants entre les chevrons comme pour les fermettes. La deuxième consiste à placer des isolants semi-rigides entre les pannes. À titre d’information, selon le CPT 3560-V2 (Cahier des prescriptions techniques) et le DTA (Document technique d’application) combles, le lambda de laine utilisée pour la première couche ne doit pas dépasser 0.036W/(m.K) et sa résistance doit être supérieure ou égale à R=1.65m2.K/W.

Concrètement, comment se déroulent les travaux d’isolation des combles ? Pour une isolation bicouche, il faut d’abord fixer les suspentes avec des vis sur la charpente. Ensuite, on place les isolants dans la partie située entre les chevrons en suivant les mêmes démarches que pour les fermettes. Cependant, il est important de laisser un espace de 2 cm de hauteur après les liteaux pour permettre à l’air de circuler. Pour la couche suivante, on doit fixer les isolants (préalablement découpé en fonction de la surface à couvrir) sur les suspentes avec des rondelles. À la fin, on installe le pare-vapeur pour que le toit reste étanche à l’air. L’avantage avec cette solution est que les arbalétriers, les pignons ainsi que les pannes apparentes sont également colmatés.

Le sarking

 

Dans le cas où l’isolation n’est pas possible par l’intérieur, on peut choisir de rénover la toiture de manière à ce qu’elle préserve la maison des bruits et des conséquences des changements climatiques. Le sarking ou isolation continue est une technique qui consiste à ajouter de la hauteur au toit avec des isolants. Son principal avantage par rapport à l’isolation bicouche et aux fermettes est qu’il préserve l’espace entre le plancher et le plafond. En effet, grâce à lui, on peut choisir l’épaisseur de la couche de protection thermique à utiliser. De plus, si on choisit cette technique, il n’est pas nécessaire de toucher ni aux poutres ni à la charpente.

Pour l’installer, au début, on enlève la toiture pour accéder à la charpente et placer les fibres de bois en panneaux. Ensuite, on installe les chevrons et les contre-chevrons suivis des liteaux. Cela favorise la ventilation de la toiture en lui permettant de respirer. Enfin, on remet la toiture. À titre d’information, pour une bonne isolation thermique, il serait préférable d’opter pour des isolants écologiques qui sont efficaces et qui préservent la nature. Cependant, le sarking a un inconvénient : il peut être plus onéreux que les autres méthodes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *