Saison 2010 | 2011
La Nuit les Brutes
Mille Orphelins
Deux hommes jonglaient dans leur tête
 
Projet 2011-2012 
Ouvriers
 
Répertoire 
Cathédrale de Misère | 2010
Panama Al Brown | 2010
Katarakt | 2009
Lecture d’un monde de la musique
| 2008
Théâtre des opérations
| 2007
Ecoutez la chanson bien douce…
n° 2 | 2007
Oscar, Pièce de cirque
(Schlag! Opus 2) | 2005
Schlag ! | 2003
 
La Compagnie ActOpus 
Partenaires 
Panama Al Brown
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Le Synopsis

« Panama Al Brown » , composition originale de Roland Auzet, est une oeuvre de théâtre musical construite autour du récit d’Eduardo Arroyo, qui raconte l’histoire extraordinaire et la chute du premier boxeur hispano-américain, Champion du Monde de sa catégorie.

Alfonso Teofilo Brown, dit Panama Al Brown, fuit le Panama et la misère de son enfance pour devenir un boxeur de génie, à la fois en Amérique et en France où il partagera sa vie.

A la fin du siècle dernier, son père, esclave libéré du Tennessee, rejoint Panama pour travailler au Canal de Lesseps. C'est dans la ville voisine de Colon, entre l'avenida Central et la 6e Rue, que naît Alfonso. Il rêve sans doute de gloire dans cette maison de tôle et de lattes de bois... Alfonso a treize ans quand son père meurt, épuisé par ses travaux, la misère et la survie. Comme tous les gamins de là-bas, Al traîne dans la rue nuit et jour, à boxer son ombre. Dès l’âge de 20 ans, il fait ses débuts sur le ring pour des combats professionnels, et prend rapidement goût à la victoire. Ses coups sont durs, précis : il met K.O Young Kid Pecky, Jeff Clark, Pablo Pabillo et quelques champions… en 1922, il est champion poids mouche du Panama. Parti à New York à la rencontre de son destin, passager clandestin puis laveur d’assiettes, il finit par se remettre au combat, écrasant Willie La Morte, George Mac Nally... C’est le début de la gloire. Panama Al Brown rencontre bientôt Marcel Cerdan, tous les grands, et il court les victoires.
Il devient champion du monde en 1938, mais, rattrapé par ses démons et une vie dissolue, il meurt à New York en 1951, oublié de tous, dans la misère des quartiers de Harlem, la même misère qui l’a vu naître.

De l’œuvre littéraire au théâtre musical : adaptation d’un récit dramatique mis en scène et en musique

L’œuvre commence là où finit la vie de Panama Al Brown : dans un cabaret tenu par une prostituée du nom de Loulou, caisse de résonance de sa propre décadence. Cet endroit improbable, lieu de nuit et de débauche, devient le sanctuaire d’où il relate ses derniers moments de gloire sous les feux des projecteurs, et la longue chute qui s’ensuivit. Loulou s’immisce petit à petit dans son récit et participe d’un échange opératique où la question du corps se pose à travers la chose sensuelle. Entre ces deux « travailleurs physiques », le dialogue dévoile leurs similitudes : prostituées et boxeurs sont soumis à la même règle de l’instant et du corps, pour éprouver et s’éprouver soi-même…La présence du corps dans la souffrance humaine semble fondamentale, que ce soit dans le combat ou dans l’amour.

Cet échange, loin d’être uniquement verbal, est enrichi par le regard des musiciens et la force de la musique. Dans ce lieu de musique, hors du temps, la présence du quatuor permet une narration dramatique combinée et rythmée par des moments de texte et de musique.

Enfin, la vidéo projetée sur les structures métalliques du décor contribue à donner une vie organique à l’espace, les matières devenant vivantes par l’utilisation de la lumière et des images. A la fois organique et onirique, surréaliste, elle met en abyme le sujet des corps, des chairs, de la matière.

Le temps de l’œuvre qu’est la nuit appelle une scénographie sobre et permet une démultiplication kaléidoscopique de l’espace. En effet, la lumière, précise, vient ciseler le temps et les âmes avec beaucoup d’intensité et de variations. L’atmosphère créée est violente, charnelle, incisive : le spectateur est ainsi tantôt au plus près de la souffrance, tantôt mis à distance.

 

 

 

 

Panama Al Brown sera créé et présenté

Mardi 23 mars 2010 – 14h30
Mardi 23 mars 2010 – 20h
Mercredi 24 mars 2010 – 20h

à l’Auditorium du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Chalon
| Chalon-sur-Saône
Réservations | 03 85 42 42 67 

 

Vendredi 26 mars 2010 – 20h
Samedi 27 mars 2010 – 20h
| Opéra de Dijon
Réservations | 03 80 48 82 66 

 
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